Les Maladies Chroniques Evolutives, pourquoi agir ?

Publié le 13/12/2019
Publié le 13/12/2019

20% de la population française est atteinte d'une Maladie Chronique Evolutive, dont 80% est en emploi au moment du diagnostic. 1/3 des personnes atteintes seront en situation de désinsertion professionnelle 2 ans après.

Les MCE, de quoi parle-t-on ?

Diabète, cancer, asthme, hépatites, atteintes anatomiques ou fonctionnelles... les Maladies Chroniques Evolutives (MCE) recouvrent des pathologies très diverses.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la maladie chronique évolutive comme étant « un problème de santé qui nécessite une prise en charge sur plusieurs années ».

Maladie de longue durée, évolutive, souvent associée à une invalidité et à la menace de complications graves. Cette définition recouvre des maladies très diverses telles que le diabète, la sclérose en plaque, le VIH, …, certaines maladies mentales, ou encore des altérations anatomiques et fonctionnelles (maladie cardio-vasculaires, polyarthrites rhumatoïdes…). La personne atteinte de l’une ou plusieurs de ces maladies se trouve dans un état pathologique appelé à durer, ayant un retentissement sur la vie quotidienne et comportant au moins l’un des trois éléments suivants :

  • Limitation fonctionnelle des activités ou de la participation sociale
  • Dépendance vis-à-vis d’un médicament, d’un régime, d’une assistance 
  • Nécessité de s’inscrire dans un parcours de soin médico-social

 

Quelles conséquences sur le travail ?

En France, les personnes souffrant de ces maladies sont de plus en plus nombreuses et représentent environ 20% de la population soit 15% de la population active. La question du maintien dans l’emploi de ces personnes est donc essentielle.

L’importance croissante des personnes touchées par une MCE qui travaillent, impacte de fait, l’activité au sein des entreprises sur la qualité, la productivité et l’organisation du travail (absentéisme, tensions dans les collectifs de travail, gestion de la répartition du travail, …).

La santé, notamment à travers la prise en compte des MCE, fait partie intégrante de la Qualité de Vie au Travail.

 

Prise en compte dans le PRST (Plan Régional Santé au Travail)

Suite à ces constats, les politiques publiques se sont engagées ces dernières années pour prévenir la désinsertion professionnelle et favoriser le maintien dans l’emploi, notamment au travers des PRST.

Dans leurs objectifs, ils prennent en compte l’amélioration de la Qualité de Vie au Travail (QVT) et le maintien dans l’emploi avec pour enjeux de :

  • Favoriser l’insertion et le maintien en emploi des personnes malades 
  • Développer des organisations plus souples conciliant Qualité de Vie au Travail (QVT) des personnes atteintes de MCE et performance de l’organisation
  • Engager une stratégie d’amélioration des conditions de travail de tous les salariés

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